La nouvelle finance, meilleure amie du suprémacisme ? 

Note de lecture de l’ouvrage de Marlène Benquet, « La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire en France », Éditions La Découverte, 2026.

par l'Institut La Boétie

Cette note de lecture de l’Institut la Boétie revient sur les analyses de Marlène dans son dernier livre, La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire en France, publié aux éditions La Découverte en 2026. L’ouvrage s’intéresse aux gestionnaires d’actifs, les acteurs d’une « seconde finance », et montre leur conversion progressive aux options politiques libertaires et autoritaires dans le monde. 

Note de lecture de l’ouvrage de Marlène Benquet, La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire, Éditions La Découverte, 2026.

Marlène Benquet est sociologue, politiste, membre du département de sociologie de l’Institut la Boétie et directrice de recherche au CNRS. Elle travaille sur la finance, les modes d’accumulation et de financiarisation des entreprises. Elle a notamment coécrit La finance autoritaire. Vers la fin du néolibéralisme avec Théo Bourgeron (Raisons d’agir, 2021). 

Introduction 

Dans La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire, la sociologue Marlène Benquet met au jour les logiques prédatrices et spéculatives d’un nouveau pôle de la finance, devenu central dans régime d’accumulation capitaliste : les gestionnaires d’actifs.  Plus connus sous les noms de « fonds alternatifs » (hedge funds) ou encore « fonds d’investissement » (private equity), ces nouveaux acteurs comme BlackRock, Blackstone ou Vanguard  placent  une fraction de l’épargne des ménages – détenue par les banques, les assurances et les fonds de pension – dans des actifs cotés (échangés sur les marchés financiers) et non cotés (non-échangés sur les marchés, uniquement valorisés par des évaluations privées). En quelques décennies, les sociétés de gestion sont devenues les agents essentiels d’une « seconde financiarisation du monde », à la fois moins régulée et plus agressive que la première, commencée dans les années 1980. Elles sont peu visibles, se développent à distance des marchés financiers et sont largement absentes du débat public. Pourtant, la valeur de leurs investissements  dépassent désormais les 100 000 milliards d’euros au niveau mondial, signe d’un basculement dans les circuits financiers. Aujourd’hui, c’est cette « finance de l’ombre » qui menace le monde d’une crise financière d’une ampleur inégalée.

Loin de se limiter à un rôle technique d’allocation du capital, ces acteurs redéfinissent en profondeur les pratiques accumulatives du capitalisme, en élargissant sans cesse le champ des actifs jugés rentables, au point que nos vies elles-mêmes s’intègrent à leur portefeuille. 

L’apport décisif du travail de Marlène Benquet est de montrer que l’émergence de la « seconde finance » (ou alt-finance) ne se limite pas à redéfinir les contours du système financier : elle a aussi des effets sur nos régimes politiques. La forte croissance du secteur, particulièrement depuis les années 2000, n’aurait pas été possible sans un long travail de lobbying, qui a permis aux fonds alternatifs d’orienter et de co-produire les normes juridiques qui encadrent leurs activités. En cherchant à imposer leur vision du monde, une partie des gestionnaires d’actifs déstabilisent ainsi les régimes néolibéraux et favorisent l’émergence de formes de gouvernement d’inspiration libertarienne et autoritaire, à la Trump et à la Milei, plus compatibles avec leurs intérêts. 

Pour saisir le fonctionnement des différentes instances qui composent cette « infrastructure financière alternative », l’autrice a mené une enquête exceptionnelle : près de dix années de recherches (2012-2021), plus de soixante entretiens auprès d’acteurs centraux du secteur, et un travail patient sur des archives inédites. L’Institut la Boétie propose une note de lecture de son ouvrage : La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire  publié aux Éditions La Découverte. 

I/ Accumuler sans produire : comment fonctionne la finance alternative 

Les trois voies d’accumulation du capital 

Dans la première financiarisation, l’argent déposé par les épargnants à la banque était utilisé directement par l’institution financière pour réaliser des investissements. Aujourd’hui, une part importante de l’épargne n’est plus gérée directement par les banques : une partie transite vers les gestionnaires d’actifs, qui décident où et comment investir. Pour comprendre le fonctionnement concret de l’industrie de la gestion d’actifs, il faut donc revenir sur les trois principales voies d’accumulation du capital dont disposent ces acteurs.

La seconde phase de financiarisation du capitalisme se caractérise par un fait remarquable : il n’est plus nécessaire d’être propriétaire du capital pour réaliser des profits ! La première voie d’accumulation tient à la plus-value que l’investisseur pour autrui peut espérer tirer lors de la revente de l’actif, qu’il s’agisse de terres agricoles, de biens immobiliers ou d’infrastructures comme les hôpitaux. Les gestionnaires d’actifs prélèvent 20 % de la plus-value réalisée à l’occasion de la revente de l’actif (carried interest), tandis que les 80 % restants sont restitués aux collecteurs d’épargne. La rémunération ne dépend toutefois pas seulement de l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente, mais aussi du rapport entre le niveau de dette et de fonds propres du gestionnaire d’actifs[1]. Dans le montant total investi, plus la part de dette est élevée et celle de fonds propre réduite, plus le rendement peut être élevé. Pourquoi ? Car les gains sont rapportés à une mise initiale – les fonds propres – plus faible. Cela permet aux gestionnaires d’actifs d’avoir plus de cash et de multiplier les opérations financières. Mais la contrepartie est un risque élevé, à cause d’une dette importante. Si l’actif n’est finalement plus rentable, la dette amplifiera les pertes. Les gestionnaires pour autrui sont donc étroitement contraints par la performance des actifs qu’ils gèrent, ce qui les conduit à adopter une perspective court-termiste et spéculative : acheter des actifs de toute nature, maximiser leur rendement, puis espérer en tirer des plus-values à la revente. 

La deuxième voie est plus directe : elle repose sur l’épargne des ménages, collectée par les banques et les assurances. Une partie de ces capitaux est confiée aux fonds d’investissement pour être placée. Les gestionnaires d’actifs perçoivent en contrepartie des commissions pour ce service de gestion. Cette rémunération ne dépend pas de la performance des investissements réalisés.

La troisième voie d’approvisionnement en capital n’est ni plus ni moins que celle du Trésor public. Il s’agit de l’ensemble des exonérations fiscales liées aux opérations des sociétés de gestion. En France, cela prend la forme du régime de « l’intégration fiscale globale ». L’intégration fiscale permet à un groupe composé de plusieurs sociétés d’être imposé comme une seule entité. Comment ? En compensant les pertes de certaines sociétés avec les bénéfices des autres. Une technique astucieuse, qui permet dans certains cas de ne payer quasiment aucun impôt. Dans le cas d’un rachat financé par l’endettement, les pertes de l’entité qui achète viennent ainsi compenser les profits de l’entreprise acquise. De cette manière, une partie de l’opération est financée par la baisse conséquente des impôts. De tels mécanismes reviennent en réalité à mettre une partie des recettes fiscales de la population au service des opérations financières, ce qui s’apparente à une forme de subvention publique de la finance. 

Ce système de captation des richesses est emblématique du capitalisme de la gestion d’actifs, qui transforme le monde en une série de produits financiers. Les nouvelles pratiques accumulatives des gestionnaires d’actifs sont ainsi indissociables d’une conception du monde comme réservoir d’actifs potentiels. Pour l’illustrer, l’auteure cite un professeur s’adressant à des étudiant·e·s en master de finance : 

« Ce que je vous demande de faire, c’est de passer un ou deux jours à regarder tout ce que vous faites dans une journée normale, et à chaque fois vous vous dites “est-ce que la rentabilité potentielle est déjà captée ou pas encore ?” Vous devez vous dire que tout peut être un actif. C’est une question d’imagination. » 

Les gestionnaires d’actifs mainstream et alternatifs 

Au sein de ce « pôle d’accumulation de la seconde finance », on trouve des acteurs hétéroclites, qui s’inscrivent dans un continuum allant des gestionnaires mainstream aux fonds alternatifs. S’ils ont en commun de ne pas posséder les capitaux qu’ils investissent, ils se distinguent par leurs modes d’investissement et de gestion de l’argent placé. Les gestionnaires mainstream privilégient des actifs financiers cotés en bourse et ne s’impliquent pas directement dans la gestion des actifs. À l’inverse, les gestionnaires alternatifs s’orientent vers des actifs non cotés – immobilier, infrastructures, entreprises – et déploient des stratégies plus actives. Il peut s’agir par exemple de « restructurer » une entreprise – réduire les coûts, fermer des sites, supprimer des emplois – pour la rendre plus performante. En Europe, les actifs sous gestion atteignent 32 200 milliards d’euros à la fin de l’année 2021, contre 22 700 milliards en 2016, avec une forte concentration dans six pays, dont la France occupe la deuxième place. À cette date, en Europe, 83 % des actifs sont gérés selon des stratégies actives ou alternatives, contre 17 % en gestion passive.

« En possédant une part croissante des infrastructures de nos sociétés, ces acteurs façonnent nos vies quotidiennes et nous rendent dépendants d’eux pour satisfaire des besoins plus élémentaires. Ils n’accumulent plus comme les acteurs de la première finance, en se plaçant en concurrence avec d’autres acteurs sur les marchés financiers pour s’approprier des dividendes, mais en occupant des positions monopolistiques dans la fourniture de produits ou de services nécessaires à la vie sociale. »

II/ Les États, soutiens de la seconde finance 

En quelques décennies, les acteurs de la seconde finance sont passés du statut d’acteurs marginaux à celui d’interlocuteurs privilégiés des États : associés aux réformes et reçus par les gouvernements néolibéraux de droite comme de « gauche », les professionnels du secteur sont parvenus à se regrouper pour construire un pôle d’accumulation du capital protégé par le droit. 

La réorientation néolibérale de la politique française 

En France, la seconde finance s’organise autour de deux pôles professionnels : l’Association française des investisseurs en capital (AFIC), créée en 1984, devenue France Invest, qui fédère des sociétés de gestion ; et l’Association française de la gestion d’actifs, fondée en 1961, qui dispose d’un large réseau en Europe. Ces organisations ne sont pas de simples instances de représentation : au-delà d’unifier les intérêts du secteur, elles effectuent un important travail de lobbying. Cela permet aux gestionnaires d’actifs de nouer des alliances avec les banques et les industriels, de produire des expertises destinées à légitimer leurs activités (nombre d’emplois « créés », influence des investissements sur la compétitivité des entreprises nationales, etc.) et de co-produire les règles du jeu économique. Ce travail d’influence a permis d’inscrire les intérêts de la gestion d’actifs au cœur de l’action publique, en favorisant l’émergence d’un consensus, à droite comme à gauche. 

« Directeur associé d’un grand fonds parisien, 72 ans, président de l’AFIC dans les années 2000 : Alors c’est enregistré, mais je vais le dire quand même : les meilleures décisions pour notre métier ont toujours été prises par des gouvernements de gauche. »

C’est Jacques Delors, ministre de l’Économie et des Finances de François Mitterrand de 1981 à 1984, qui institutionnalise pour la première fois l’investissement pour autrui en France avec la loi du 3 janvier 1983, dans le contexte de retour à l’orthodoxie budgétaire et de libéralisation des marchés financiers. Les gouvernements successifs légalisent dans un premier temps la gestion pour compte de tiers et  les opérations de LBO[2] en 1984,  puis fondent un régime d’exonération fiscale en 1985, avant de créer le fameux régime de l’intégration fiscale en 1988, sous le gouvernement dirigé par Michel Rocard. 

Les politiques fiscales, clé de voûte de l’essor du secteur de la gestion d’actifs en France 

Malgré ces réformes, les intermédiaires financiers disent souffrir d’un déficit d’actifs et de l’insuffisante mobilisation de l’épargne des ménages français pour mener à bien leur activité. Cette fois-ci, l’impulsion va venir des gouvernements de droite, qui vont sécuriser l’alimentation en capital des sociétés de gestion par des dispositifs fiscaux incitatifs. La loi du 11 février 1994 instaure ainsi l’avantage “Madelin”, offrant une réduction d’impôt aux particuliers investissant dans des sociétés non cotées ; tandis que la loi TEPA du 21 août 2007 crée le dispositif ISF-PME, permettant une réduction d’impôt pouvant atteindre 75 % des montants investis. Parallèlement, l’État oriente aussi des fonds publics vers le secteur, en instituant en 1998 un fonds public de capital-risque au sein de la Caisse des dépôts. 

La crise financière de 2008 ouvre une séquence inédite de contestation de l’investissement pour autrui, qui met les gouvernements de Nicolas Sarkozy et de François Hollande sous pression et les contraint à réagir. Des projets de régulation vont alors émerger. Mais cette dynamique est rapidement tempérée par les hauts fonctionnaires et les conseillers fiscaux du Premier ministre et du ministère des Finances, qui sont en lien étroit avec les associations de lobbying. Les projets de loi de finances successifs vont ainsi être ajustés dans un sens favorable aux gestionnaires d’actifs. Toute tentative de régulation ambitieuse du secteur est tuée dans l’œuf. 

« Les politiques de la seconde finance ne marquent pas un retour au keynésianisme, mais bien plutôt la mise en place d’un ordre politique où les États sont pensés comme des filets de sécurité du capitalisme financier. »

III/ Vers un nouveau régime politique d’accumulation

On pourrait s’attendre à ce que, bénéficiaires des politiques néolibérales, les gestionnaires d’actifs manifestent une loyauté sans faille à leurs relais étatiques. Pourtant, au tournant des années 2010, des signes diffus d’ouverture à des orientations politiques libertariennes, autoritaires et suprémacistes apparaissent. 

Du néolibéralisme au libertarianisme 

Le mode de régulation néolibéral, fondé sur la libre concurrence et la liberté de circulation des capitaux et des marchandises, repose sur l’idée que des sociétés démocratiques et ouvertes aux flux de marchandises, de capitaux et d’êtres humains  favorisent l’innovation et la croissance. Il répond ainsi aux besoins des acteurs de la première financiarisation, en quête de marchés stabilisés et ouverts. Mais cette logique correspond moins aux intérêts des gestionnaires d’actifs, dont l’objectif premier est de transformer le maximum de biens en actifs financiers. En France, cela se traduit par la volonté de prendre en gestion des secteurs jusque-là en partie extérieurs à la seconde finance, tels que la santé, les retraites ou les forêts domaniales. Ces domaines étant pour la plupart essentiels aux besoins de la population, il est peu probable que leur appropriation privée et leur destruction progressive soient décidées démocratiquement et n’entraîne aucune contestation sociale. Dans cette perspective, certains représentants du monde de la seconde finance considèrent qu’un « bloc social organisé autour de formes de libertarianisme économique et d’autoritarisme politique » est plus conforme à leurs intérêts. En promouvant la disparition progressive de l’État au nom de la liberté individuelle, le libertarianisme ouvre en effet de nouveaux champs d’investissement potentiels ; tandis que l’autoritarisme assure le capital de pouvoir continuer son activité sans contestation démocratique. 

La finance alternative, alliée de l’extrême droite 

Cette inflexion est visible dans l’évolution de certaines trajectoires individuelles, y compris en France. Pierre-Édouard Stérin, gestionnaire d’actifs, idéologue d’extrême droite et président du fonds de capital investissement Otium Capital, avait confié la direction de sa holding à François Durvye, également conseiller officieux de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Il est maintenant devenu conseiller officiel de Jordan Bardella et se donne pour mission de « construire un pont entre les milieux économiques et le RN » en promouvant une ligne plus favorable à la seconde finance au sein du parti d’extrême droite[3]Des rencontres sont ainsi organisées entre Jordan Bardella et des représentants de grands fonds d’investissement afin de rassurer les milieux de la seconde finance sur son projet politique. D’autres acteurs effectuent également ce travail de lobbying, à l’image des financiers Charles Beigbeder ou Jean-Claude Gruffat, directeur d’une banque d’investissement à New-York et seul membre français du conseil d’administration du « réseau Atlas » qui structure dans le monde des think thank libertariens et ultra-conservateurs[4]. Certaines personnalités issues de la seconde finance soutiennent explicitement l’extrême droite, comme Alexis Rostand qui dirige le think tank Ora et Labora et conseille Marine Le Pen, ou encore le financier de l’immobilier Julien Madar, proche du parti Reconquête. Enfin, en France, en Europe et aux États-Unis, de nombreuses acteurs issus de la tech et des énergies fossiles manifestent également leur soutien ou leur intérêt pour les formations politiques de droite extrême. 

Conclusion 

Au total, en s’accaparant sans cesse de nouveaux actifs, les activités des gestionnaires d’actifs s’inscrivent dans ce que Jean‑Luc Mélenchon a appelé, avec d’autres, le capitalisme tributaire. Devenus propriétaires de terrains, d’immeubles ou de cliniques médicales, ils prélèvent des rentes qui fonctionnent comme de véritables taxes privées sur nos vies. L’encaissement d’une plus-value lors de la revente apparaît ainsi comme un rapport de pouvoir fondé, en dernière instance, sur le droit de propriété privée. Dès lors, le secteur médico-social, l’urbanisme ou encore l’environnement deviennent des terrains d’expansion privilégiés de la finance alternative, d’autant que le pouvoir néolibéral d’État a accompagné et soutenu l’essor de leurs activités. 

Toutes ces transformations internes au monde de la finance ne sont pas anecdotiques. Elles sont essentielles pour comprendre le fonctionnement du régime d’accumulation capitaliste actuel, et donc la crise globale du régime néolibéral dans le monde. Il faut ainsi comprendre la conversion d’une partie croissante du secteur financier aux idées d’extrême droite libertariennes et suprémacistes non pas comme des dérives individuelles mais comme le reflet de mutations profondes internes au capitalisme. 

La lutte pour récupérer le pouvoir sur nos besoins essentiels accaparés par les gestionnaires d’actifs s’inscrit donc nécessairement dans une perspective anticapitaliste plus large ; et inversement la lutte anticapitaliste doit prendre au sérieux et préparer l’affrontement avec ces nouveaux acteurs financiers.


l'Institut La Boétie

Notes de bas de page

[1] L’estimation de la valeur des actifs non cotés consiste à déterminer la valeur d’un bien non pas selon son coût de production, mais en fonction des revenus qu’un investisseur peut espérer pouvoir en retirer dans un horizon de temps déterminé.

[2] Le leveraged buy-out (LBO) ou rachat avec effet de levier est un montage financier permettant le rachat d’une entreprise en ayant recours à beaucoup d’endettement. En 2025, un peu plus de 420 acquisitions ont été annoncées par des fonds de capital investissement en France.

[3] « François Durvye, nouveau conseiller spécial de Jordan Bardella : «Je vais être un pont entre les milieux économiques et le RN» ». Le Figaro, 1 avril 2026,

https://www.lefigaro.fr/politique/francois-durvye-nouveau-conseiller-special-de-jordan-bardella-je-vais-etre-un-pont-entre-les-milieux-economiques-et-le-rn-20260401.

[4] Le « réseau Atlas » (Atlas Network) est un réseau libertarien américain financé par des entreprises et des milliardaires qui participe à structurer des centaines de think tanks de droite extrême dans le monde. Il promeut une vision radicale de l’économie marché. En France, il finance notamment  la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP), un think tank d’extrême droite, acquis aux idées libertariennes.

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