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Ce jeudi 22 janvier le département d’économie de l’Institut La Boétie publie un nouveau rapport consacré aux petites entreprises – PME et TPE, leur place dans l’économie française et leurs problèmes réels.

Sa publication précède un colloque organisé à Paris ce samedi 24 janvier qui réunira le président de la CPME Amir Reza-Tofighi, le président de l’U2P Michel Picon, le président de la CAPEB Jean-Christophe Repon et le président de la CNAMS Laurent Munerot, pour échanger notamment avec Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie et Aurélie Trouvé, co-responsable du département d’économie. 

Dans ce rapport, Éric Berr et Aurélie Trouvé déconstruisent le mythe d’un « monde de l’entreprise » homogène et aligné sur les intérêts du grand patronat. Ils font le constat que les politiques de baisse des coûts salariaux, et notamment des cotisations sociales, réclamées par le grand patronat depuis près de 50 ans, n’ont absolument pas profité aux PME, qui sont, contrairement aux multinationales, centrées sur les marchés locaux. La situation est au contraire alarmante : en 2025, 70 000 entreprises ont déposé le bilan, dont 94 % d’entreprises de moins de 10 salariés. 

Le rapport montre les vraies charges qui pèsent sur les petits patrons. Il s’agit d’abord les rentes prélevées par les monopoles de l’énergie, les propriétaires immobiliers, les Big Tech, les banques ou les assurances. Les PME sous-traitantes pour des grands groupes souffrent aussi du problème structurel dans l’économie française des retards de paiement, qui leur font perdre 15 milliards d’euros par an. Enfin, les petites entreprises subissent une double injustice fiscale : elles payent plus d’impôt sur les sociétés que les multinationales et reçoivent une part très faible des aides aux entreprises !

Les auteurs du rapport proposent des pistes de préconisation, qui seront la base d’un départ d’un travail plus large auquel le colloque contribuera. Ils proposent par exemple d’encadrer les monopoles, de créer un service public pour accompagner les chefs d’entreprises contre les mauvais payeurs, ou d’instaurer la progressivité de l’impôt sur les sociétés.

Ils affirment ainsi qu’un nouveau pacte est possible avec les chefs de petites entreprises, qui prévoirait notamment que les aides publiques soient versées en échange de leur inscription dans les grands objectifs de la planification (écologique, sociaux, de souveraineté). 

Lieu : Espace conférences, 2 bis rue Mercœur 75011 Paris

Contacts : Antoine Salles-Papou / +33 6 65 06 63 71 / asallespapou@institutlaboetie.fr

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