Vendredi 13 mars, le département d’économie de l’Institut La Boétie publie une note signée par Aurélie Trouvé, co-responsable du département et Sylvain Billot, économiste-statisticien intitulée « Pourquoi il faut bloquer les prix ? ». Alors que le monde fait face à la pire crise d’approvisionnement en pétrole de l’histoire selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), ils y explorent la possibilité d’utiliser un blocage des prix.

Ils examinent notamment les exemples historiques où cette possibilité inscrite dans le code du commerce français a été utilisée comme la guerre du Golfe en 1990 ou la crise du Covid en 2020. Aujourd’hui, les circonstances exceptionnelles pourraient justifier de mobiliser encore cet outil, qui permet à la fois de plafonner les prix de vente au détail et les marges des différents acteurs de la chaine. Ils montrent qu’en France, c’est surtout TotalEnergies, en situation de quasi-monopole sur le raffinage dans le pays, qui concentre des marges exceptionnelles. Si ces marges sont montées à des niveaux historiquement hauts en 2022-2023, elles ne sont depuis pas revenues à leur niveau d’avant Covid, ni même autour du niveau moyen pour des entreprises comparables.

Aurélie Trouvé et Sylvain Billot démontrent dans cette note les avantages d’un déclenchement du blocage des prix par rapport à d’autres solutions avancées dans le débat public comme la baisse des taxes, le « chèque énergie » ou même la libération des stocks stratégiques. Ils répondent à l’argument souvent répété du risque de pénurie en cas de blocage des prix, montrant que ce risque est exagéré et que la puissance publique dispose de moyens pour l’empêcher d’advenir.

Retrouvez la note en intégralité sur notre site.

Contact presse : Antoine Salles-Papou // 06 65 06 63 71

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