Communiqué de presse – La contribution du département de relations internationales de l’Institut La Boétie

Après le succès du colloque « La nouvelle géopolitique. La France, l’Europe et le monde » organisé samedi 27 juin, le département de relations internationales de l’Institut La Boétie poursuit sa réflexion en publiant une nouvelle note intitulée « Au seuil d’un nouveau monde », signée Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Le Gall, Sophia Chikirou et Camille Verneuil.

La note développe dans un premier temps une lecture matérialiste de la nouvelle donne internationale, dans laquelle nous sommes dangereusement précipités. Les États-Unis ont désormais un rival : la Chine, première puissance productive au monde. C’en est fini du moment unipolaire du monde. Un ordre du monde en remplace un autre : il marque le triomphe de la loi du plus fort, de la guerre et du chaos écologique généralisé.

La note envisage les conclusions résumées qui peuvent être tirées de ce moment en ce qui concerne l’orientation de la politique étrangère de la France, à l’aube de la campagne présidentielle.

Elle pose que la réponse ne peut être ni l’alignement sur les blocs militaires, ni l’acceptation résignée de la loi du plus fort.

Elle propose une réflexion en profondeur sur ce qui est la juste place de la France dans le monde : une France indépendante, non-alignée, non pas adossée à un bloc miliaire mais au service de l’intérêt général humain et de la paix.

Elle affirme la centralité du droit international : défendre le droit international et l’ONU face à leur démantèlement, et étendre son champ d’interventions à la gestion des biens communs de l’humanité.

Elle appelle à construire un font du refus à la guerre des suprémacistes : embargo sur les armes, refus d’accès à nos bases militaires, suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Elle présente les nouvelles aires de coopération d’intérêt général : avec les pays du bassin méditerranéen, avec les pays francophones, avec la latinité… Ce sont autant d’espaces coopératifs à développer pour construire en actes le non-alignement.

Elle invite à bâtir une diplomatie des causes communes, qui fait primer les intérêts globaux du peuples humains sur les stricts intérêts nationaux : cela nécessite de rompre avec la logique de bloc au profit de coalitions fluides et de partenariats bilatéraux selon les enjeux et les moments. La Chine et l’Inde, qui composent à elles seules près du tiers de l’humanité, sont de ce fait même indispensables pour construire le futur.

La note « Au seuil d’un nouveau monde » est à retrouver en intégralité sur notre site internet.

Contact presse : Antoine Salles-Papou / +33 6 65 06 63 71 / asallespapou@institutlaboetie.fr