Ce vendredi 10 avril, l’Institut La Boétie publie son nouveau point de conjoncture. Les économistes Sylvain Billot et Marko Mann y alertent sévèrement sur l’état de l’économie mondiale et française.

En effet, les fondamentaux de l’économie étaient, avant le déclenchement de l’agression des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, toujours assez médiocres. La productivité, l’indice clé pour mesurer la bonne santé productive du capitalisme, est en berne. Elle retrouve à peine son niveau de 2019. Résultat : la croissance est tirée par les services financiers, les services de santé (un tiers de la croissance aux États-Unis), ou les superprofits de guerre.

Bien entendu, le blocage pendant plus d’un mois – qui n’est pas réellement terminé malgré le cessez-le-feu – du détroit d’Ormuz aggrave la situation. Le chaos géopolitique peut entrainer l’économie dans une spirale stagflationniste.

Mais ce point de conjoncture sonne surtout l’alarme à propos d’une possible crise financière prochaine. Il en explore un aspect : la bulle qui s’est formée autour de l’intelligence artificielle. Il montre, chiffres à l’appui, que les gains de productivité liés au déploiement de cette technologie ne sont pas suffisamment au rendez-vous pour couvrir les investissements colossaux qui ont été faits dans ce secteur.

Il révèle surtout les intrications entre ces investissements démesurés et la « finance de l’ombre », celle des fonds d’investissements privés – le private equity – qui font peser la menace d’un effondrement généralisé du système.

Le point de conjoncture #7 de l’Institut La Boétie est à retrouver sur notre site internet.

Contact presse : Antoine Salles-Papou / +33 6 65 06 63 71 / asallespapou@institutlaboetie.fr

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